Boris s’envole pour les JO !!!

Le rêve d’une vie en passe de devenir réalité…

A l’heure où je publie cet article, mon Bobo est dans l’avion pour la Corée du sud afin de participer aux Jeux Olympiques d’hiver de Pyeongchang. Un rêve de gosse qu’il avait imaginé au départ en athlétisme… Le Graal de tout sportif de haut niveau : devenir « olympien » ! Laissez moi vous résumer une histoire folle où l’aboutissement de 4 années de travail mais aussi de grosses galères…

« Mon Bobo » parce que je le connais depuis ses années benjamin ! Il y a plus de 10 ans de cela, avec ma casquette de prof d’EPS sur la tête, j’ai vu débarquer un jour en compétition UNSS un solide blondinet venant du collège de Nouvion en Ponthieu. Notre mentor de l’époque, le coach abbevillois Freddy Servant, me glissait à l’oreille : « Regarde ce gabarit ! C’est mon meilleur joueur de hand et il a déjà un bras très impressionnant. » En effet, Boris a vite compris ce que signifiait « mettre des gros pains dans un poids » ! Les années suivantes lui donnèrent raison. On a commencé à lancer ensemble. J’étais alors un « modèle », le senior qui « perfait » un peu… En parallèle, on a débuté sa formation en muscu et haltéro, en prenant le temps de faire les choses. Je me souviens très bien de ses premiers France cadet à l’Insep, aux coudes à coudes avec un certain Fred DAGEE…

Peu à peu Bobo a commencé à se rapprocher de mes barres et à être de moins en moins en difficulté avec l’engin de 7 kg… Jusqu’aux championnats du Monde Junior en 2012 (18e) et cette 3e place aux élites, assortie du record de France (18m01 au 7kg). La suite de l’histoire, vous la connaissez certainement et il la résume très bien dans ce court reportage diffusé cette semaine sur France 3 Picardie.

L’envie de gagner, de battre des records, et surtout, la marque des plus grands, une faculté aussi inouïe que naturelle chez lui à se transcender en compétition.  « En athlé, j’arrivais à faire ce truc presque sur commande ! Au bob, c’est autre chose… On est bourré d’adrénaline sur la planche de poussée mais l’approche et l’ambiance sont différentes… » me confiait-il encore hier soir, à l’occasion d’un dernier repas ensemble avant le grand départ.

Un départ pour Pyeongchang quasi inespéré

Car il a fallu surmonter de grosses et surtout très longues blessures depuis presque 2 ans. Hernies discales, déchirure abdominale, fracture du bassin à l’insertion de l’ischio… Des mois de douleur, de soins et de doutes. Idem pour son pilote, Rudy RINALDI, lui aussi en proie à de gros pépins physiques depuis la saison passée. Dans ces conditions, se qualifier pour les Jeux  était déjà presque un exploit. Il fallait intégrer le top 30 mondial, mais ils l’ont fait ! La forme revenant vite et le plus dur étant désormais derrière eux, l’objectif est clair : rentrer dans le top 15 en Corée. Verdict les 18 et 19 février.

Outre les blessures et la qualif’, restait une dernière difficulté, et non des moindres : obtenir la nationalité Monégasque en temps et en heure. Les démarches administratives n’étant jamais simples ni rapides, quelque soit le pays, il s’en est fallu de peu pour que le tant attendu passeport arrive quelques jours trop tard… Mais avec patience et détermination, rien d’impossible ! Boris en est la preuve.

Que les heures sombres et les doutes cèdent place à la cérémonie d’ouverture, au village olympique, à la compétition, et, espérons-le après pour lui, à la finale du hockey sur glace !!!! 

Bon vol mon Bobo. Bonne préparation terminale et bonne chance pour cette première aventure Olympique qui, j’en suis certain, en appellera d’autres… En tout cas, le Prince Albert lui y croit 😉

Ton vieux Baloo

 

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