Place à la récupération : On a testé la cryothérapie !

Chasser les mauvaises habitudes

La récupération fait partie de l’entraînement. C’est une évidence, presque un truisme. Mais dans les faits, on la néglige trop souvent. Enfin, surtout moi ! Toujours tendance à vouloir en « remettre une louche » à la fin de la séance… A avoir peur de perdre son temps, plutôt que de prendre son temps. Alors cet hiver, il est temps de changer ces mauvais habitudes ! 

Au niveau technique tout d’abord, en acceptant de casser mes vieux automatismes (notamment sur le départ de ma volte). Accepter de passer par des exercices décontextualisés, laborieux, rébarbatifs, desquels on ne retire sur le coup aucun plaisir. Le plus dur pour moi, c’est de continuer sur un nouveau chemin technique sans en voir forcément le bout, ni même le tracé… Mais je fais confiance aux anciens…

Au niveau physique ensuite. Et c’est là que la notion de « récup » va prendre tout son sens. Déjà, dans mon cas, cela veut dire ne pas en rajouter en muscu et s’en tenir au plan. Ensuite, tantôt savoir se faire violence, tantôt savoir s’adapter et accepter les baisses de formes passagères et le manque de fraîcheur en sortant du boulot… C’est encore une fois un lieu commun, mais « une séance de perdue, ce n’est pas la mort annoncée de la saison » ! Je le confesse, après quasiment 20 ans d’athlé, je peine encore à mettre tout cela en application. Bref, on ne se refait pas.

Il faut se laisser le temps de récupérer ? Très bien, mais alors de quels moyens dispose-t-on ? Des journées « off », des « récup actives », des auto-massages, une bonne nutrition pré/post training, et bien entendu, un maximum de sommeil ! Déjà, c’est pas mal tout ça ! J’en oublie ?

Résultat de recherche d'images pour "okaly amiens"OKALY, l’atout récupération

Oui ! Car désormais les instituts de remise en forme et de bien-être poussent comme des champignons et, avec eux, la démocratisation de formidables outils de récupération comme la cryothérapie. Voilà bien une expérience qui m’a toujours intrigué… Justement, ça tombe bien, car en 2017, l’Amiens UC, a signé un partenariat avec un de ces nouveaux centres : OKALY. Voilà donc l’occasion inespérée pour mettre en application mes bonnes résolutions.

Je vous propose un petit tour du propriétaire et un rapide retour d’expériences sur les moyens modernes qu’OKALY met à la disposition des sportifs amiénois pour parfaire leur récupération. Situé à Amiens Sud, le centre vous accueille dans une ambiance à la fois moderne et chaleureuse. Pour patienter, Jean François MARTIN, l’un des 2 responsables du  centre – avec Youcef BOUCHOUCHA (le coach sportif) – vous sert généralement un verre d’eau florale pour vous mettre à l’aise tout en vous expliquant le déroulement de la séance. Le but est atteint : on s’y sent tout de suite bien. C’est rare, alors j’en profite pour le signaler. Ok, et la « cryo » dans tout ça ?!

3mn pour plonger votre corps à -160 !

IMG_0952 renvDBen c’est froid ! Encore un truisme, désolé. Mais sérieusement, il faut être motivé pour aller se faire congeler à -160 degré pendant 3 mn ! Parfois, j’avoue, je n’ai pas eu le courage et j’ai préféré la chaleur de l’hydromassage (que je vous présenterai juste après) ! Alors si les récentes études tendent à démontrer la plus grande efficacité des séances réalisées en chambre froide, l’expérience en caisson individuel vaut déjà le détour. Franchement, c’est loin d’être agréable comme sensation. Le mieux-être n’est pas immédiat car les degrés fondent comme neige au soleil et vous êtes à – 40 en quelques secondes. A coup de « shoot » d’azote liquide pulsé, des vagues de froid vous saisissent pour descendre jusque – 160 degrés, comme ici lors de ma séance de vendredi dernier. On a la curieuse impression que nos zones douloureuses « attirent » le froid… On en ressort frigorifié, ou plutôt « saisi » ! Je confirme : 3 minutes, c’est suffisant…IMG_0946

Mais après quelques heures, déjà, je peux témoigner d’une nette diminution de la fatigue et surtout de ces « nœuds » musculaires qui me fatiguaient depuis le début de la semaine. Derrière ça, généralement, un bon gros dodo et une belle disponibilité le lendemain pour l’entrainement. C’était ma dixième séance je crois, et j’ai vraiment senti un effet « récup » assez net. Honnêtement, ce ne fût pas toujours le cas, et encore moins après les premières séances où, à part l’effet antalgique en sortant du caisson, je n’ai pas vu de différence notoire le lendemain. J’ai d’ailleurs cru lire qu’un temps d’adaptation était nécessaire à l’organisme pour profiter pleinement des effets de la cryo. A suivre lors de ma prochaine séance…

Après les vents froids, les bulles chaudes

IMG_0954 paintL’idéal à mon sens, est de pouvoir enchaîner avec une séance d’hydromassage à sec. Après le grand froid, vous vous allongez sur un énorme matelas à eau, chauffé à 32 degré. Tout habillé, puisque le système est équipé de puissants jets d’eau situés à l’intérieur du matelas et qui vous massent à travers vos vêtements. La puissance est réglable et, un peu à l’image d’un progamme sur Compex, vous choisissez un programme « détente » ou « lombalgie » par exemple, et vous ajustez la durée et l’intensité des jets. Cela fait comme des points de pression qui parcourent le long de votre dos ou de vos jambes. C’est agréable et relaxant mais ni magique, ni révolutionnaire. Mais il faut bien avouer que derrière une grosse séance de lancer ou d’haltéro, ça fait clairement du bien ! Ce massage ne remplacera jamais celui de votre kiné mais l’effet détente musculaire et mentale est éprouvé. En tout cas, les 2 technologies combinées (cryo puis hydromassage) m’ont par deux fois nettement décontracté un carré des lombes pourtant dur comme de la pierre !

Les deux derniers procédés mis à disposition des sportifs soucieux de leur récupération sont le bodyshape etIMG_0961 paint l’aquabike. Le 1er cité associe un entraînement sur tapis de course aux bienfaits des rayons infrarouges et d’une pression négative. Je n’ai jamais testé. Le second, l’aquabike, plait davantage aux coureurs ayant besoin de « laver » leurs jambes de l’acide lactique accumulé au fil des séances. L’élimination des toxines en serait améliorée. L’aquabiking permet d’allier les bienfaits du vélo, de l’hydro-massage, de la chromothérapie et de l’ozone. Agréable certes, mais pas la priorité pour un lanceur après une grosse semaine de training.

Voilà donc pour ce retour d’expérience chez Okaly, centre de bien-être et de récupération d’un nouveau genre. Après quelques mois, je ne peux qu’apprécier le partenariat signé avec mon club et les effets globalement positifs sur mon entraînement. Notamment des séances de cryothérapie. A presque 40 balais, faut prendre soin de la machine 😉

Mais le bien-être a un prix. Une séance vous en coûtera donc  entre 15 et 30 euros. A savoir que des tarifs préférentiels sont réservés aux athlètes licenciés à l’AUC et que des forfaits peuvent faire baisser le prix de vos séances.

Sur ce, rendez-vous en janvier pour nos premières sorties en compétition. Bonne prépa et bonne cryo !

Tom

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