Saison hivernale 2018 : L’heure du bilan

Voilà, Boris rentre tout juste de Corée et Antoine a accroché une nouvelle médaille nationale autour de son cou à Millau. Pendant ce temps, les anciens prenaient une semaine de repos bien méritée. L’heure de se tourner vers la saison estivale a sonné ; mais avant, un rapide bilan s’impose.

Ces 3 dernières semaines ont plus ou moins souris aux membres du PTG. Un hiver presque normal : avec des records, des médailles, des contre-perfs, des émotions, des leçons à tirer mais, une fois n’est pas coutume, pas de grosse blessure à déplorer !

Il y a 3 semaines, à Aubière,  avaient lieu les championnats de France en salle Nationaux (7e au 20e seniors français) et Espoirs (16 meilleurs parmi les 20-22 ans). Antoine RIOU s’alignait finalement chez les espoirs malgré très peu de séances techniques au poids. L’amour de la compétition et l’envie de podium le motivant à faire le déplacement au dernier moment. Force est de constater qu’il a presque réussi le hold-up puisqu’il prend la 4e place du concours avec un jet mesuré à 15m35 (N3). Rageur, il avait envie de se racheter au disque ce weekend du côté de Millau à l’occasion des France de lancers longs. C’est chose faite puisque grâce à un dernier lancer plein de rage à 47m97 (N4), il se pare de bronze et conclue cette période hivernale avec le sourire.

Même sourire (avec une pointe de frustration) pour notre camarade albigeois Laury BATTET. Arrivé à Aubière avec une perf d’engagement insignifiante (15m02), il mit les pendules à l’heure à son ultime essai pour l’emporter de justesse face à un expérimenté Romain GOTTELAND (16m75) et un étonnant Yann MOISAN (16m71). Régulier à plus de 16m, Laury profita d’une belle bagarre et de l’adversité pour claquer 16m82 (PB – N2) et devenir pour la seconde fois de sa carrière champion de France National. En bonus : la qualif pour les élites ! Well done ! Bien décidé à poursuivre sur sa lancée et profiter de l’ambiance des championnats de France Elites, il arriva à Lievin le 17 février plein d’envie. Cela se vit dès son premier essai à 16m73 (N2) ! On se dit tous que les 17m lui tendaient les bras… Mais le plus dur reste souvent de concrétiser. Malheureusement, Laury fit trop d’erreur, se précipita et dû se satisfaire d’une belle place de finaliste (6e français) assortie à la 2e meilleure performance de sa carrière. Frustrant mais terriblement encourageant pour cet été !

Dans le même concours, Stéphane SZUSTER, dans un jour sans, ne parvînt pas à rééditer l’exploit de la saison passée (médaillé en salle, en plein air et PB). Excusez du peu. Crédité d’une perf d’engagement à 17m34 (N1), Stef dû se contenter d’une meilleure marque mesurée à 16m50 (N2), ce qui le classait 7e français du concours. Les positions et intentions étaient bonnes, mais hors de forme, ça ne pardonne pas à ce niveau de compétition. Un peu de repos et Bigzu va repartir de plus belle pour son énième saison estivale. Rien n’arrête le Bigzu !

Tout jeune dans la catégorie des « vieux », Thomas CUISSET termine cette courte saison en salle (5 semaines) plein d’espoir en vue de cet été. Quoi de mieux pour un jeune vétéran ? Pas de blessure, une belle régularité proche de la ligne des 16m (15m65, 15m92, 15m98, 15m60, 15m80) et une forme ascendante au fil des mois. Baloo se sentait vraiment capable de battre son record (16m72 en février 2015) cet hiver mais le jet de pointe n’est pas sorti. A noter une 6e place décevante lors des Nationaux à Aubière (15m60 – N3) pour le seul vétéran du concours, ce qui n’aura pas échappé au sympathique speaker 😉 Du coup, la porte des élites se refermait pour quelques dizaines de centimètres. Pas grave, si le corps tient et les blessures l’épargnent, le rendez-vous est pris pour dans 4 mois…

Jean-Pierre HORBATY (J3 Amilly) a déjà en partie digéré son passage chez les « quadra ». Il s’était d’ailleurs fixé comme objectif de décrocher sa qualif’ pour les élites à l’occasion des France Masters à Nantes, le même weekend que les nationaux. Beau défi. Au pied du mur, il devait approcher les 16m50 pour espérer intégrer le top 12 français. Avec un seul concours à 14m85 en décembre, la pression était forte. Mais JP sait se préparer pour les gros rendez-vous. Alors, à Nantes, il était prêt. Sauf que la pression, des poids tout neufs et tout lisses et le refus des juges d’accepter son engin perso, ça faisait beaucoup ! Au final, ni ses 15m07 (N3), ni le titre en M40 ne le consolèrent de cet hiver raté. Mais les minimas pour les championnats Elite nouvelle version (fixés à 16m, avec 24 places, 2 concours de qualif et une finale le lendemain) sont déjà dans sa tête et lui est déjà reparti au charbon !

Autre lanceur a se (re)motiver pour atteindre les minimas cet été : Yann LANCE, notre camarade auvergnat. Hormis ses piges au poids pour les  interclubs et quelques concours de disque pour le fun, Yann est en retrait depuis quelques saisons et sa prise de fonction dans la gestion du sport universitaire. Ami et fidèle supporter de la team lorsqu’il peut se déplacer sur les lieux de championnats, Yann a promis de reprendre son boulet et le chemin de l’entraînement. Son but : « refaire 16m en translation pour venir jouer avec les copains début juillet à Albi » ! Quel plaisir ce serait de se retrouver tous en Occitanie !

Notre 2e discobole, Vivien BATTEUX, devrait lui aussi pouvoir se dégager plus de temps par rapport à son travail en vue de cet été. Il ne devrait donc pas tarder à reprendre le chemin de la cage de disque pour espérer se refaire plaisir dans le plateau. S’il veut être de la fête aux Elites, le minima est tout proche de son record : 50m. Voilà un bel objectif pour Bigmac !

Enfin, en marge de l’athlétisme depuis plusieurs saisons mais au plus haut niveau international en bobsleigh, comment ne pas conclure cet article en résumant rapidement l’expérience olympique de Boris VAIN ?! De retour de Corée où il a participé à la finale du bob à 2, Boris et son pilote Rudy Rinaldi se sont classés 19e/30. Ils reviennent forcément déçus par ce résultat au regard de leur objectif (top 12) et de leur potentiel mais aussi des étoiles plein les yeux ! Bobo a vécu son rêve olympique. C’est déjà un sacré aboutissement. Mais désormais monégasque, ce n’est que le début d’une longue série d’olympiades pour lui ! 

Si, humainement, l’expérience fut incroyable, sportivement, Boris nous confiait avoir « subi les jeux« . La pression est si forte, ce n’est comparable avec aucune autre compétition, c’est vraiment unique ! Et même avec la meilleure volonté du monde, impossible de compenser par le mental des mois de retard dans la préparation physique. La cascade de blessures qui s’est abattue sur le duo monégasque depuis plus d’un an les aura peut-être empêché d’atteindre leur objectif initial, mais elle leur aura sans nul doute permis d’acquérir de l’expérience et de décupler leur motivation pour les saisons à venir. Ce n’est que le début de l’Histoire…

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